Résumé exécutif
- Le TMS est passé d'un outil centré sur la tournée et la facturation à une plateforme de pilotage du transport.
- Son développement suit celui de l'ERP et du WMS, avec une logique d'intégration croissante des données.
- Les TMS modernes s'appuient sur des connexions EDI et API pour relier chargeurs, transporteurs, entrepôts et clients.
- Les priorités actuelles portent sur la visibilité en temps réel, la gestion des exceptions, la maitrise des coûts et la qualité de service.
- La réussite d'un projet TMS dépend autant des fonctionnalités que de la qualité des données et de l'intégration au système d'information.
L'évolution de l'informatique logistique en entreprise, les dates à retenir.
Les premières fonctionnalités
Dès les années 1960, les organisations prirent conscience des avantages immenses qu'elles pourraient tirer des outils informatiques. La capacité des ordinateurs à traiter de gigantesques volumes de données en un temps record rendit rapidement caduque la nécessité d'un traitement manuel. D'abord limitée aux grandes organisations (institutions, banques, multinationales), l'utilisation de l'informatique s'étendit progressivement aux entreprises de taille plus modeste, puis à l'individu.
Dès la fin des années 1960, les outils informatiques les plus modernes étaient capables d'effectuer des tâches de nature variée, à l'image de la comptabilité, de la gestion des paies, des opérations financières, puis, dans un second temps, de la gestion commerciale et des prévisions de ventes. Pour les entreprises spécialisées dans la logistique, ces opérations contribuèrent bien entendu grandement à l'efficacité croissante de la supply chain.
La naissance de l'ERP
L'histoire de l'ERP (« Enterprise Ressource Planning ») débute quant à elle dans les années 1960, sous l'impulsion de l'ingénieur américain Joseph Orlicky et de son concept MRP (« Materials Requirements Planning »). Ce dernier répondait à un besoin croissant pour les entreprises de mettre en place des solutions de planification efficaces. L'histoire retiendra que Toyota fut la première organisation à adopter pareil système.
Sous l'impulsion des dernières découvertes technologiques, les outils ERP intégrèrent progressivement des fonctionnalités nouvelles, à l'image de l'optimisation des tournées (1975) puis, quelques mois plus tard, de la finance, de la vente et des ressources humaines.
De l'intégration à l'orchestration
Cette histoire explique un point essentiel : le TMS n'a pas seulement ajouté des fonctions, il a progressivement relié des métiers auparavant cloisonnés. Aujourd'hui, dans de nombreuses entreprises, il agit comme un pivot entre l'ERP, le WMS, les transporteurs et les outils de traçabilité. Les échanges EDI et API, devenus centraux dans les projets récents, permettent de limiter les ressaisies, d'améliorer la qualité des données et de fluidifier la circulation de l'information d'un acteur à l'autre.



